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Mon expérience pro en 3 temps:

Attachée parlementaire,

Assistante de Justice (Cour d’Appel de Paris)

Avocate,

Chargée de la stratégie contentieuse et du réseau d’avocats dans une entreprise.

Coach

Diplômes – Certifications:

CAPA (Avocat)

MBA Management stratégique et intelligence économique

Coach, certifiée en PNL et EFT

Méditation de pleine conscience (MBSR, MBCT)

L’IKIGAI en image:

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Et comment j’en suis arrivée là (en quelques paragraphes)

Depuis toute petite, je suis habitée par le désir de participer à un effort qui me dépasse, un projet qui m’inspire autant qu’il donne du sens à notre humanité, et donc à ma vie.

Enfant, puis jeune adulte, je rêvais à la mission, à l’aventure qui serait la mienne à l’issue d’études qui devaient nourrir ma vocation et me propulser depuis mon siège de spectateur sur l’écran géant d’une salle de cinéma qui aurait fait de moi une résistante habile dans l’art de faire sauter les trains de notre monde moderne.

Je passais beaucoup de temps à m’interroger sur mon engagement, sur ma capacité à me rendre utile pour telle ou telle cause en chantonnant « We are the World » les yeux mouillés ou en repositionnant le pins de Touche pas à mon pote de ma veste en jean.

Mes préoccupations n’avaient bien souvent que très peu à voir avec celles des adolescents de mon âge.

Je m’inquiétais de savoir quelle pouvait être la lecture philosophico géo politico pacifique de Gandhi à l’aube des premiers scuds lancés sur le pays Saddam Hussein.

Et dissertais sur le caractère christique de Nelson Mandela à Robben Island, lequel ne bénéficiait pas, lui, de la garantie « fils de Dieu ».

… en attendant de me cogner au mur du studio dans lequel était tournée ma vie monotone à l’instar de Truman et de son film éponyme.

Je concevais le monde des adultes comme une immense fenêtre ouverte sur l’horizon des possibles mais peuplé de personnes usées et désabusées.

Je vivais dans celui d’une enfance trop raisonnable pour contenir une imagination fertile, pour ne pas dire débordante, jugée encombrante pour l’infrastructure éducative française.

Ballotée entre deux mondes, j’avais ce qu’il est communément convenu d’appeler un problème de place sur cette terre, lequel m’a suivi durant toute ma vie d’étudiante et de salariée.

Je me suis engagée avec élan auprès d’un Député, d’un Maire, d’un Ministre, de magistrats du siège et du Parquet, puis auprès du Président d’une mutuelle et puis en qualité d’avocate à divers postes d’une entreprise.

A chaque fois, je me suis acharnée à trouver ma place, imaginer et proposer mon utilité, ma créativité, ma vision. Pour faire court, le schéma était souvent le même : mon élan premier était plein d’espoir et la réalité de la mission parfois réduite à sa plus simple expression, me poussant à quitter mon travail pour un autre.

La période qui a précédé ma décision de quitter mon travail n’a ni été simple, ni linéaire.

Progressivement, la confusion des moyens et des fins, les jeux de pouvoirs, la suprématie des codes sociaux de l’entreprise sur les compétences avérées des salariés, les contradictions constantes et croissantes entre des valeurs revendiquées et leur concrète mise en œuvre, l’incapacité des dirigeants à s’interroger sur le sens profond donné à l’action individuelle ou collective m’ont fait vaciller.

J’avais travaillé sur moi et j’avais appris que je faisais partie des personnes qui avaient le cerveau droit plus développé que le gauche.

J’ai su dès lors que ma capacité à me poser des questions existentielles pour répondre à ma quête de sens faisait partie de moi . J’ai donc appris à modifier mon angle de vue, accepter l’imperfection quotidienne, mesurer les contingences sans toujours les critiquer. Mais loin de me sentir mieux, j’avais l’impression d’un renoncement qui entamait mon moral.

J’entretenais donc encore l’espoir d’un changement qui viendrait de l’extérieur : une formation, une nouvelle direction, un nouvel organigramme, une nouvelle DRH, un nouveau poste sans avoir besoin de quitter mon travail.

Tout cela est arrivé, dans cet ordre. Mais il était trop tard. Je n’avais plus la foi.

Le peu de sens que je trouvais dans l’accomplissement de mes tâches quotidiennes, l’absence d’objectif, de créativité, de pensée dont j’avais terriblement besoin m’ont progressivement mais définitivement menée à un brown out.

Quelque chose était cassé. Comme souvent dans ces cas-là, le corps a pris le relais de cette souffrance enfouie trop longtemps, m’obligeant à prendre la chose au sérieux.

J’avais déjà démissionné deux fois mais, cette fois, les conditions étaient toutes autres puisque j’avais trois enfants à charge et une envie de création d’entreprise. A vrai dire, le monde extérieur me faisait peur car j’étais consciente des énormes avantages du salariat et du risque important que constituait la création d’une entreprise, si petite soit-elle.

J’ai ruminé longtemps sur l’injustice du monde. Si les grandes entreprises peuvent faire le choix de conserver volontairement des salariés non motivés et non productifs avec des rémunérations parfois substantielles, je savais que le succès d’une aventure entrepreneuriale ne dépendait pas uniquement de soi.

Je me souviens d’un moment précis.

Le personnage de Bill Muray dans le film « Un jour sans fin » se réveille un matin de plus à la même heure au son de la même voix du même présentateur radio faisant état de la même actualité. Je suis un Bill Muray le jour de la Marmotte, un hamster imitant Speedy Gonzales courant dans sa roue accrochée à sa cage.

C’est en ces termes que je me suis confiée le lendemain même à la DRH de mon entreprise. Si j’avais hésité pendant des années sur la voie à prendre, j’ai senti très précisément à cet instant que j’avais basculé et que cette fois je n’avais plus le choix.

A chaque fois que j’ai parlé, j’ai touché mes interlocuteurs. J’ai alors compris que je n’étais pas seule, que mes mots résonnaient profondément chez beaucoup de mes collègues. La seule différence entre eux et moi résidait dans le chemin que j’avais parcouru pendant des années pour me donner le droit d’être libre et de quitter ce job.

En quittant mon entreprise, je voulais faire le choix d’une vie nouvelle, d’une vie dans laquelle mon job avait rendez-vous avec moi (et non avec mon CV bien fourni et ma lettre de motivation remaniés mille fois). Et ce moi avait besoin d’être profondément cohérent, aligné avec ce qui m’avait tant fait souffrir et ce qui demandait à être réparé.

C’est pourquoi, « partir bien » est très vite et très naturellement devenu mon premier objectif. J’avais cette intime conviction selon laquelle le moment était là parce que j’étais enfin prête à quitter mon travail dans de bonnes conditions. Avec justesse, dignité, authenticité, avec envie, avec gratitude. J’ai compris à quel point cette posture m’importait.

Moi qui avais perdu le sens de mon travail, j’avais besoin de prendre l’initiative d’en mettre dans mon départ. Pour partir bien, je me suis donc fait accompagnée, « en off » par un ami avocat qui jouait pour moi le rôle d’une coach.

Restait une seule question : si je savais pourquoi je partais j’avais besoin de savoir pour quoi j’allais m’investir !!!Et là… comme toujours le chemin ne fut pas linéaire ; j’étais encore habitée par mes réflexes d’un temps qu’il faudrait à tout prix rentabilisé, d’un sens dans le travail en soi et non pour soi et pour la vie que l’on a réellement choisie.

Mais également d’une conception très restrictive de mes compétences toujours très centrées sur mes diplômes et mes expériences professionnelles.

…Jusqu’au jour où je suis tombée sur la notion d’IKIGAI, très peu connue en France à l’époque, laquelle correspond à notre raison d’être sur cette terre, à ce qui nous donne envie de nous lever chaque matin.

Notre ikigai – pour les japonais de l’île OGIMI (Archipel d’Okinawa), c’est l’exact point de rencontre entre quatre facettes de nous-mêmes qui, culturellement chez nous, se contredisent entre elles.

Notre ikigai, notre équilibre de vie, puisque c’est précisément de cela dont il s’agit, est fait tout à la fois:

1- ce pour quoi nous sommes doués,

2 – ce pour quoi nous prenons du plaisir,

3- ce qui est utile au monde, et

4 – ce qui a de la valeur

Cette découverte m’a littéralement bouleversée car c’est ce que j’avais toujours recherché sans savoir qu’elle existait !

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » disait Marc Twain. J’adorais cette citation depuis toujours, mais je me disais en mon fort intérieur : « ok, mais quitter la fourmi pour devenir cigale et devenir chômeur longue durée, très peu pour moi ».

C’est alors que j’ai fait confiance à une coach extra, auprès de laquelle j’ai trouvé mon Ikigai et appris les rudiments du webmarketing pour passer de l’idée… à la réalité !

Cette aventure m’a tellement éprouvée et épanouie que c’était là devant moi : mon ikigai à moi c’est de faire sauter les trains des croyances encore bien ancrées au XXIième siècle selon lesquelles il faudrait choisir entre :

  • un vrai job bien payé dans lequel on oublie ou on relativise ce qui nous fait vibrer, nos compétences (professionnelles et notre capacité à questionner le sens d’une action) et notre envie de nous rendre utile et d’apporter au monde….
  • Ou leur faire la part belle et gagner trois francs six sous.

Et d’accompagner ceux qui le cherchent vraiment à le trouver afin qu’ils puissent vivre pleinement la vie qu’ils ont choisie.